Une entreprise n'est pas une ONG. Son objectif est d'être rentable. Pas de faire plaisir. Pas de distribuer du confort. Pas d'être aimée. Et être rentable ne fait pas de vous une mauvaise personne. C'est ce qui permet de payer des salaires.

Un contrat de travail est une décision commune d'entamer une relation de travail. Qui donne droit à un salaire contre une contribution, des droits et des devoirs.

Or aujourd'hui, je vois deux dérives :

Des dirigeants qui veulent l'engagement sans remplir leurs obligations et sans contradictions. Et des salariés qui veulent la sécurité, le salaire, les congés, les avantages… mais qui considèrent toute exigence comme une toxicité, toute pression comme une violence, tout désaccord comme un manque de respect.

Être payé implique une responsabilité.
Faire son travail n'est pas une option.
Fournir un niveau de qualité n'est pas une faveur.
Accepter d'être challengé n'est pas une agression.

Le problème n'est pas « les patrons » contre « les salariés ». Le problème, c'est être devenu allergique au mot exigence sous couvert de « bienveillance », de « sens » ou de « respect » et cette incapacité à assumer que le travail est une responsabilité partagée.

Les entreprises ne s'effondrent pas par manque de bienveillance. Elles s'effondrent quand l'exigence et la responsabilité disparaissent. Des deux côtés.